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Chaka Zulu
Compétence Exclusive

Amabutho

Peut former plus tôt des régiments (dogme Mercenaires) et des armées (dogme Nationalisme). Puissance de combat de base +5 pour les régiments et armées.

Résumé
Les Zoulous sont des conquérants qui écrasent leurs adversaires sous le poids de leurs armées.
Approche détaillée
Les régiments et les armées de Chaka sont sa véritable force en cas de guerre. En plus de former une puissante base militaire, vous devrez très tôt développer la culture dans ses villes afin de débloquer les dogmes des mercenaires et du nationalisme, qui lui permettront de commencer à créer des régiments et des armées supérieurs bien plus vite que ses adversaires. Simple à produire et à entretenir, le formidable Impi vous aidera également à parvenir à vos fins. La loyauté des villes conquises posera beaucoup moins de problèmes aux Zoulous, un atout non négligeable pour contrôler un empire en constante expansion.
Contexte Historique
Conquérant léonin, étrillé pour sa tyrannie, Chaka Zulu est l'un des souverains les plus complexes et les plus controversés de l'histoire de l'Afrique. Sans conteste l'un des plus grands stratèges de l'histoire militaire, il réforma l’armée zouloue, l'impi, pour en faire l'une des forces les plus efficaces, les mieux organisées et les plus redoutées au monde.

Chaka était le fils illégitime du chef zoulou Senzangakhona et de Nandi, la fille d'un chef Langeni. Retournant vivre parmi les siens, sa mère l'emmena avec elle dans sa tribu, où il connut une enfance douloureuse faite de brimades et de mépris. Nandi et Chaka furent par la suite exilés et trouvèrent refuge auprès d'une tribu vassale de l'empire Mtetwa.

À cette époque, Chaka s'enrôla dans un ibutho, une sorte de régiment traditionnel qui regroupait des jeunes gens de même classe d'âge, puis était dissous lorsque les hommes devenaient des guerriers. L'unité de Chaka était commandée par Dingiswayo, le chef qui jeta les fondations du système de commandement qui sera par la suite peaufiné jusqu'au raffinement par Chaka.

À la mort de son père, en 1816, Chaka, qui était déjà un chef militaire reconnu, quitta l'armée de Dingiswayo pour reprendre la tête des Zoulous, à l'époque la plus petite tribu bantoue de la région. Bientôt, toute l'Afrique australe apprendrait à les craindre.

Chaka reprit immédiatement en main l'armée et l'entraînement militaire. Le système de classes d'âge de l'ibutho fut renforcé et appliqué aux régiments : ayant fait allégeance à Chaka, chaque régiment était doté de son propre village fortifié, l'ikanda, d'un même blason sur leurs boucliers de peau de buffle, ainsi que d'ornements spécifiques ajoutés à leurs bijoux et à leurs coiffes. L'organisation de l'impi et sa tactique furent harmonisées : Chaka créa un corps d'officiers promus au mérite et à la compétence, et issus des tribus vassales. La comparaison se tient avec la réforme mariannique des légions romaines : tous deux ont pris la tête d'une force armée simple aux compétences de bases, pour les transformer en de formidables machines de guerre.

Chaka mit alors son impi en ordre de marche. Une fois soumise, une tribu devenait vassale du royaume zoulou et les jeunes hommes venaient gonfler les rangs de l'ibutho. La première conquête de Chaka aurait été la tribu Langeni, qui l'avait humilié dans son enfance. Mais Chaka savait aussi user de diplomatie, même si l'impi était omniprésent.

Lorsque Dingiswayo, son ancien commandant, fut assassiné par le chef zoulou Zwide, son rival, Chaka jura de se venger. C'est ainsi qu'éclata une guerre civile totale chez les Zoulous, et Zwide fut vaincu à la bataille de Gqokli Hill par une force zouloue deux fois moins nombreuse que la sienne, commandée par Chaka. Zwide finit ses jours fugitif et prisonnier.

Le règne de Chaka ne fut pas incontesté : même au sein de son royaume, il faisait face à une certaine opposition. L'escalade de la violence entre tribus jusqu'à leur quasi-extermination marqua un changement par rapport aux anciennes techniques de guerre. Les tensions s'exacerbèrent également lorsque Chaka accorda des concessions aux marchands européens. Cependant, c'est la mort de sa mère, en 1827, qui semble annoncer le début du déclin du règne de Chaka, ainsi que sa période la plus sanglante.

Abattu par la douleur, et probablement fou, Chaka décréta qu'en vertu du deuil de sa mère, pendant un an, rien ne devait être planté, et que personne ne boirait de lait, qui pourtant était un aliment de base chez les Zoulous. Les femmes enceintes devaient être mises à mort avec leurs maris, tout comme tous ceux qui ne portaient pas assez le deuil. Il fallut abattre les vaches, pour que "les veaux connussent la douleur de perdre une mère". Sept mille de ses sujets auraient péri à cause des états d'âme de Chaka.

Ses deux demi-frères Dingane et Mhlangana, qui conspiraient activement contre lui depuis quelque temps déjà, l'assassinèrent en 1828 alors que l'impi menait campagne dans le nord, avec l'aide d'un troisième larron nommé Mbopa. La légende veut que les derniers mots de Chaka fussent une mise en garde contre la montée en puissance des Européens en Afrique australe, avertissant les Zoulous du danger de la désunion.

La fulgurance de l'avènement des Zoulous sous Chaka, à une époque où la colonisation européenne de la région se développait, eut des conséquences durables et complexes sur l'histoire et la culture de l'Afrique australe, encore étudiées de nos jours. L'héritage de Chaka n'est pas évident à porter, même dans la culture zouloue d'aujourd'hui, mais il est certain qu'il laissa sa marque dans l'histoire de l'humanité, et son nom est toujours symbole de pouvoir.
icon_leader_shaka
Il faut frapper l'ennemi une bonne fois pour toutes.

Spécificités

Civilisations

Préférences

Intentions
Régiment, cohorte, bataillon
Cherche à mobiliser autant de régiments et d'armées que possible et respecte les civilisations qui font de même. N'apprécie pas les civilisations qui ne peuvent créer de régiments ou n'en utilisent pas.
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Il faut frapper l'ennemi une bonne fois pour toutes.

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Préférences

Intentions
Régiment, cohorte, bataillon
Cherche à mobiliser autant de régiments et d'armées que possible et respecte les civilisations qui font de même. N'apprécie pas les civilisations qui ne peuvent créer de régiments ou n'en utilisent pas.
Compétence Exclusive

Amabutho

Peut former plus tôt des régiments (dogme Mercenaires) et des armées (dogme Nationalisme). Puissance de combat de base +5 pour les régiments et armées.

Résumé
Les Zoulous sont des conquérants qui écrasent leurs adversaires sous le poids de leurs armées.
Approche détaillée
Les régiments et les armées de Chaka sont sa véritable force en cas de guerre. En plus de former une puissante base militaire, vous devrez très tôt développer la culture dans ses villes afin de débloquer les dogmes des mercenaires et du nationalisme, qui lui permettront de commencer à créer des régiments et des armées supérieurs bien plus vite que ses adversaires. Simple à produire et à entretenir, le formidable Impi vous aidera également à parvenir à vos fins. La loyauté des villes conquises posera beaucoup moins de problèmes aux Zoulous, un atout non négligeable pour contrôler un empire en constante expansion.
Contexte Historique
Conquérant léonin, étrillé pour sa tyrannie, Chaka Zulu est l'un des souverains les plus complexes et les plus controversés de l'histoire de l'Afrique. Sans conteste l'un des plus grands stratèges de l'histoire militaire, il réforma l’armée zouloue, l'impi, pour en faire l'une des forces les plus efficaces, les mieux organisées et les plus redoutées au monde.

Chaka était le fils illégitime du chef zoulou Senzangakhona et de Nandi, la fille d'un chef Langeni. Retournant vivre parmi les siens, sa mère l'emmena avec elle dans sa tribu, où il connut une enfance douloureuse faite de brimades et de mépris. Nandi et Chaka furent par la suite exilés et trouvèrent refuge auprès d'une tribu vassale de l'empire Mtetwa.

À cette époque, Chaka s'enrôla dans un ibutho, une sorte de régiment traditionnel qui regroupait des jeunes gens de même classe d'âge, puis était dissous lorsque les hommes devenaient des guerriers. L'unité de Chaka était commandée par Dingiswayo, le chef qui jeta les fondations du système de commandement qui sera par la suite peaufiné jusqu'au raffinement par Chaka.

À la mort de son père, en 1816, Chaka, qui était déjà un chef militaire reconnu, quitta l'armée de Dingiswayo pour reprendre la tête des Zoulous, à l'époque la plus petite tribu bantoue de la région. Bientôt, toute l'Afrique australe apprendrait à les craindre.

Chaka reprit immédiatement en main l'armée et l'entraînement militaire. Le système de classes d'âge de l'ibutho fut renforcé et appliqué aux régiments : ayant fait allégeance à Chaka, chaque régiment était doté de son propre village fortifié, l'ikanda, d'un même blason sur leurs boucliers de peau de buffle, ainsi que d'ornements spécifiques ajoutés à leurs bijoux et à leurs coiffes. L'organisation de l'impi et sa tactique furent harmonisées : Chaka créa un corps d'officiers promus au mérite et à la compétence, et issus des tribus vassales. La comparaison se tient avec la réforme mariannique des légions romaines : tous deux ont pris la tête d'une force armée simple aux compétences de bases, pour les transformer en de formidables machines de guerre.

Chaka mit alors son impi en ordre de marche. Une fois soumise, une tribu devenait vassale du royaume zoulou et les jeunes hommes venaient gonfler les rangs de l'ibutho. La première conquête de Chaka aurait été la tribu Langeni, qui l'avait humilié dans son enfance. Mais Chaka savait aussi user de diplomatie, même si l'impi était omniprésent.

Lorsque Dingiswayo, son ancien commandant, fut assassiné par le chef zoulou Zwide, son rival, Chaka jura de se venger. C'est ainsi qu'éclata une guerre civile totale chez les Zoulous, et Zwide fut vaincu à la bataille de Gqokli Hill par une force zouloue deux fois moins nombreuse que la sienne, commandée par Chaka. Zwide finit ses jours fugitif et prisonnier.

Le règne de Chaka ne fut pas incontesté : même au sein de son royaume, il faisait face à une certaine opposition. L'escalade de la violence entre tribus jusqu'à leur quasi-extermination marqua un changement par rapport aux anciennes techniques de guerre. Les tensions s'exacerbèrent également lorsque Chaka accorda des concessions aux marchands européens. Cependant, c'est la mort de sa mère, en 1827, qui semble annoncer le début du déclin du règne de Chaka, ainsi que sa période la plus sanglante.

Abattu par la douleur, et probablement fou, Chaka décréta qu'en vertu du deuil de sa mère, pendant un an, rien ne devait être planté, et que personne ne boirait de lait, qui pourtant était un aliment de base chez les Zoulous. Les femmes enceintes devaient être mises à mort avec leurs maris, tout comme tous ceux qui ne portaient pas assez le deuil. Il fallut abattre les vaches, pour que "les veaux connussent la douleur de perdre une mère". Sept mille de ses sujets auraient péri à cause des états d'âme de Chaka.

Ses deux demi-frères Dingane et Mhlangana, qui conspiraient activement contre lui depuis quelque temps déjà, l'assassinèrent en 1828 alors que l'impi menait campagne dans le nord, avec l'aide d'un troisième larron nommé Mbopa. La légende veut que les derniers mots de Chaka fussent une mise en garde contre la montée en puissance des Européens en Afrique australe, avertissant les Zoulous du danger de la désunion.

La fulgurance de l'avènement des Zoulous sous Chaka, à une époque où la colonisation européenne de la région se développait, eut des conséquences durables et complexes sur l'histoire et la culture de l'Afrique australe, encore étudiées de nos jours. L'héritage de Chaka n'est pas évident à porter, même dans la culture zouloue d'aujourd'hui, mais il est certain qu'il laissa sa marque dans l'histoire de l'humanité, et son nom est toujours symbole de pouvoir.