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Lautaro
Compétence Exclusive

Vif faucon

Si une unité mapuche élimine une unité alors qu'elle se trouve sur le territoire d'une ville ennemie, cette ville perd 20 points de loyauté. Piller une case ennemie fait perdre 5 points de loyauté à la ville.

Résumé
Les Mapuches savent entretenir la loyauté de leur peuple. Ce sont de formidables adversaires sur le champ de bataille, aussi bien en attaque qu'en défense.
Approche détaillée
Il est intéressant pour les Mapuches d'obtenir assez rapidement un gouverneur, car celui-ci permettra de renforcer la loyauté au sein de leurs villes, ainsi que d'offrir un bonus d'expérience sur le champ de bataille. Lorsqu'ils sont en guerre, les Mapuches n'ont pas à se soucier de savoir si leur adversaire traverse un âge d'or : quand ils mènent une attaque, ils peuvent se positionner dans le territoire ennemi afin de faire baisser la loyauté des villes voisines. Cela peut engendrer des troubles généralisés, qui réduiront la production ou provoqueront la prise d'indépendance de villes déjà peu loyales à la civilisation adverse. Les cavaliers malóns des Mapuches sont de puissantes unités d'assaut, mais n'oubliez surtout pas de les entraîner, même avec une stratégie défensive : ils sont très doués pour défendre leurs frontières en cas d'attaque. Une victoire culturelle est aussi possible pour les Mapuches en fin de partie, si les chemamulls ont été placés de manière stratégique.
Contexte Historique
Célébré parmi le peuple chilien comme le Toqui (chef de guerre ou porteur de hache) ayant défié le terrible conquistador espagnol Pedro de Valdivia, Lautaro était encore un adolescent lorsqu'il unifia les tribus mapuches et les mena au combat contre le colonisateur. En le retenant captif et en l'obligeant à servir de garçon d'étable à Valvidia pendant près de trois ans, les geôliers de Lautaro lui donnèrent à leur insu l'occasion de découvrir les points faibles des conquistadors, faiblesses que Lautaro ne manqua pas d'exploiter dès qu'il échappa à leur contrôle.

Avant de rencontrer les Espagnols, qui avaient bien du mal à prononcer la langue locale, Lautaro était connu sous le nom de Leftrarü, "Vif Faucon" en mapudungún. Fils d'un chef mapuche qui vécut en temps de paix, Lautaro connut une enfance plutôt paisible, jusqu'à sa capture vers l'âge de 16 ans, qui devait mêler son destin à celui du gouverneur local, Pedro de Valvidia.

Chargé par l'Espagne de coloniser le Chili, Valvidia consacra de nombreuses années à asseoir la présence de son pays d'origine aux dépens des tribus autochtones. Lautaro et les Mapuches virent ainsi des implantations et des forts espagnols se construire dans le sud du Chili, et c'est en défendant ces colonies face aux populations locales que Valvidia captura Lautaro, comme le relatent quelques annales, ainsi que des légendes chiliennes.

Ainsi, Lautaro se serait délibérément laissé capturer afin d'infiltrer les rangs de l'ennemi pour mieux se familiariser avec ses coutumes. Que l'anecdote soit véridique ou non, une chose reste certaine : Lautaro fut réduit en esclavage, et c'est à cette époque que "Leftrarü" fut sommairement rebaptisé "Felipe Lautaro".

Ce nouveau Lautaro fut alors chargé par les conquistadors de s'occuper de leurs chevaux, et devint donc garçon d'écurie. En observant la façon dont les conquistadors menaient leurs montures, ainsi que leur manière de manœuvrer au combat, Lautaro ne tarda pas à comprendre les limites de la cavalerie espagnole.

À en croire des récits plus romanesques, Lautaro attendit patiemment parmi les Espagnols d'avoir appris d'eux tout ce qu'il pouvait, et n'organisa son évasion qu'une fois certain de pouvoir mener avec succès l'insurrection de son peuple.

Lorsqu'il retourna enfin auprès des Mapuches, un conseil de guerre déclara qu'il servirait de vice-Toqui à un puissant guerrier connu sous le nom de Caupolican. Ensemble, ils partirent à l'assaut des forts espagnols qui parsemaient désormais leur territoire.

Prenant les forces espagnoles par surprise, Lautaro et les Mapuches furent initialement victorieux. En 1553, pour ce qui fut probablement sa première campagne militaire, Lautaro mena 6 000 guerriers mapuches à la victoire lors de la bataille de Tucapel et s'empara du fort espagnol. Lorsque Pedro de Valvidia tenta d'en reprendre le contrôle peu de temps après, son armée entière fut massacrée, et lui-même fut capturé et tué par les Mapuches, commandés par son ancien esclave.

Malheureusement pour les Mapuches, la tradition voulait que chaque victoire au combat soit suivie d'une longue période de festivités. Celles-ci ralentirent l'avancée de Lautaro et permirent aux Espagnols d'abandonner quelques-unes de leurs implantations avant l'arrivée des Mapuches.

Après plusieurs victoires décisives, Lautaro commença à lorgner la capitale espagnole de Santiago. Ses troupes se clairsemaient à cause de la maladie, des maigres rations et du manque de renforts, mais Lautaro insista. Après plusieurs escarmouches, les forces de Lautaro établirent un campement à la lisière de la ville, en préparation d'un assaut d'envergure.

On raconte que Lautaro et son armée furent trahis par des autochtones ayant repéré son campement et livré sa position à Francisco de Villagra, le gouverneur qui succéda à Pedro de Valvidia. Fort de cette information, Villagra prit Lautaro en embuscade au matin du 29 avril 1557, le tua et laissa l'armée mapuche en déroute.

Aujourd'hui, Lautaro est devenu l'un des plus célèbres chefs militaires de l'histoire du Chili, et beaucoup le considèrent comme le premier véritable général chilien, pour ses prouesses tactiques sur le champ de bataille. Les forces espagnoles ne purent pas grand-chose contre la détermination de Lautaro, et les efforts de ce dernier pour mettre un terme aux atrocités commises par les Espagnols envers son peuple inspirèrent une résistance qui perdura pendant près de trois siècles après sa mort.
icon_leader_lautaro
Unissez-vous pour ne pas mourir seul.

Spécificités

Civilisations

Préférences

Intentions
Esprit de Tucapel
Cherche à créer et maintenir un grand niveau de loyauté culturelle. N'apprécie pas les civilisations qui échouent à garder la loyauté de leur peuple. Apprécie celles qui y parviennent.
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Unissez-vous pour ne pas mourir seul.

Spécificités

Civilisations

Préférences

Intentions
Esprit de Tucapel
Cherche à créer et maintenir un grand niveau de loyauté culturelle. N'apprécie pas les civilisations qui échouent à garder la loyauté de leur peuple. Apprécie celles qui y parviennent.
Compétence Exclusive

Vif faucon

Si une unité mapuche élimine une unité alors qu'elle se trouve sur le territoire d'une ville ennemie, cette ville perd 20 points de loyauté. Piller une case ennemie fait perdre 5 points de loyauté à la ville.

Résumé
Les Mapuches savent entretenir la loyauté de leur peuple. Ce sont de formidables adversaires sur le champ de bataille, aussi bien en attaque qu'en défense.
Approche détaillée
Il est intéressant pour les Mapuches d'obtenir assez rapidement un gouverneur, car celui-ci permettra de renforcer la loyauté au sein de leurs villes, ainsi que d'offrir un bonus d'expérience sur le champ de bataille. Lorsqu'ils sont en guerre, les Mapuches n'ont pas à se soucier de savoir si leur adversaire traverse un âge d'or : quand ils mènent une attaque, ils peuvent se positionner dans le territoire ennemi afin de faire baisser la loyauté des villes voisines. Cela peut engendrer des troubles généralisés, qui réduiront la production ou provoqueront la prise d'indépendance de villes déjà peu loyales à la civilisation adverse. Les cavaliers malóns des Mapuches sont de puissantes unités d'assaut, mais n'oubliez surtout pas de les entraîner, même avec une stratégie défensive : ils sont très doués pour défendre leurs frontières en cas d'attaque. Une victoire culturelle est aussi possible pour les Mapuches en fin de partie, si les chemamulls ont été placés de manière stratégique.
Contexte Historique
Célébré parmi le peuple chilien comme le Toqui (chef de guerre ou porteur de hache) ayant défié le terrible conquistador espagnol Pedro de Valdivia, Lautaro était encore un adolescent lorsqu'il unifia les tribus mapuches et les mena au combat contre le colonisateur. En le retenant captif et en l'obligeant à servir de garçon d'étable à Valvidia pendant près de trois ans, les geôliers de Lautaro lui donnèrent à leur insu l'occasion de découvrir les points faibles des conquistadors, faiblesses que Lautaro ne manqua pas d'exploiter dès qu'il échappa à leur contrôle.

Avant de rencontrer les Espagnols, qui avaient bien du mal à prononcer la langue locale, Lautaro était connu sous le nom de Leftrarü, "Vif Faucon" en mapudungún. Fils d'un chef mapuche qui vécut en temps de paix, Lautaro connut une enfance plutôt paisible, jusqu'à sa capture vers l'âge de 16 ans, qui devait mêler son destin à celui du gouverneur local, Pedro de Valvidia.

Chargé par l'Espagne de coloniser le Chili, Valvidia consacra de nombreuses années à asseoir la présence de son pays d'origine aux dépens des tribus autochtones. Lautaro et les Mapuches virent ainsi des implantations et des forts espagnols se construire dans le sud du Chili, et c'est en défendant ces colonies face aux populations locales que Valvidia captura Lautaro, comme le relatent quelques annales, ainsi que des légendes chiliennes.

Ainsi, Lautaro se serait délibérément laissé capturer afin d'infiltrer les rangs de l'ennemi pour mieux se familiariser avec ses coutumes. Que l'anecdote soit véridique ou non, une chose reste certaine : Lautaro fut réduit en esclavage, et c'est à cette époque que "Leftrarü" fut sommairement rebaptisé "Felipe Lautaro".

Ce nouveau Lautaro fut alors chargé par les conquistadors de s'occuper de leurs chevaux, et devint donc garçon d'écurie. En observant la façon dont les conquistadors menaient leurs montures, ainsi que leur manière de manœuvrer au combat, Lautaro ne tarda pas à comprendre les limites de la cavalerie espagnole.

À en croire des récits plus romanesques, Lautaro attendit patiemment parmi les Espagnols d'avoir appris d'eux tout ce qu'il pouvait, et n'organisa son évasion qu'une fois certain de pouvoir mener avec succès l'insurrection de son peuple.

Lorsqu'il retourna enfin auprès des Mapuches, un conseil de guerre déclara qu'il servirait de vice-Toqui à un puissant guerrier connu sous le nom de Caupolican. Ensemble, ils partirent à l'assaut des forts espagnols qui parsemaient désormais leur territoire.

Prenant les forces espagnoles par surprise, Lautaro et les Mapuches furent initialement victorieux. En 1553, pour ce qui fut probablement sa première campagne militaire, Lautaro mena 6 000 guerriers mapuches à la victoire lors de la bataille de Tucapel et s'empara du fort espagnol. Lorsque Pedro de Valvidia tenta d'en reprendre le contrôle peu de temps après, son armée entière fut massacrée, et lui-même fut capturé et tué par les Mapuches, commandés par son ancien esclave.

Malheureusement pour les Mapuches, la tradition voulait que chaque victoire au combat soit suivie d'une longue période de festivités. Celles-ci ralentirent l'avancée de Lautaro et permirent aux Espagnols d'abandonner quelques-unes de leurs implantations avant l'arrivée des Mapuches.

Après plusieurs victoires décisives, Lautaro commença à lorgner la capitale espagnole de Santiago. Ses troupes se clairsemaient à cause de la maladie, des maigres rations et du manque de renforts, mais Lautaro insista. Après plusieurs escarmouches, les forces de Lautaro établirent un campement à la lisière de la ville, en préparation d'un assaut d'envergure.

On raconte que Lautaro et son armée furent trahis par des autochtones ayant repéré son campement et livré sa position à Francisco de Villagra, le gouverneur qui succéda à Pedro de Valvidia. Fort de cette information, Villagra prit Lautaro en embuscade au matin du 29 avril 1557, le tua et laissa l'armée mapuche en déroute.

Aujourd'hui, Lautaro est devenu l'un des plus célèbres chefs militaires de l'histoire du Chili, et beaucoup le considèrent comme le premier véritable général chilien, pour ses prouesses tactiques sur le champ de bataille. Les forces espagnoles ne purent pas grand-chose contre la détermination de Lautaro, et les efforts de ce dernier pour mettre un terme aux atrocités commises par les Espagnols envers son peuple inspirèrent une résistance qui perdura pendant près de trois siècles après sa mort.