Les ingénieurs militaires, contrairement aux ingénieurs de "combat", assez fous pour se jeter dans la bataille armés seulement d'outils et d'explosifs, sont chargés de la construction de fortifications et d'autres structures, et de la création et du maintien des voies de ravitaillement et de communications. Les grandes armées victorieuses d'autrefois (Romains, Chinois, Ottomans, ou encore Britanniques) disposaient d'unités d'ingénieurs à qui elles devaient leur succès, aussi bien en matière de protection des troupes que pour abattre les défenses ennemies ; touchez-en donc un mot aux Gaulois d'Alésia (52 av. J.-C.) et aux Zélotes de Jérusalem (70). Après la chute de Rome à l'ouest, les ingénieurs militaires, comme presque tout le reste, entrèrent dans un "âge sombre" et ne réapparurent qu'au milieu du Moyen-âge, lorsque les sièges redevinrent fréquents. À la fin de cette époque, les ingénieurs militaires faisaient à nouveau partie intégrante des armées victorieuses. Tout au long des guerres napoléoniennes, de la guerre de Crimée, et de plusieurs guerres civiles et mondiales, les ingénieurs militaires se sont spécialisés. De nos jours, un engagé doit posséder un diplôme en génie civil, électrique, mécanique, en architecture ou même de l'environnement pour avoir la chance de construire des choses... ou de les détruire.